Leon d'Ambert

Goule de Caïus

Description:

Goule Vinculum

“J’éprouve une étrange affection et jalousie à la fois envers cette goule. Leon, lui, a assisté à mes premiers pas de vampire, il s’est toujours proposé pour prendre des coups à ma place, comme un grand frère… Et pourtant je sentais que lui aussi était profondément jaloux de cette condition que je lui avais volée.
Je suppose que quand Caïus a obtenu le droit d’infanter, il s’imaginait, dans sa très grande émotivité qu’il ne peut cacher aux personnes qui le connaissent, que ce serait lui, le prochain enfant de la nuit à part entière…

Je ne sais depuis combien de temps il est aux côtés de mon Maître, Père, Professeur et Bourreau… Je suppose que c’est sa fragilité apparente, sa condition physique qui le forçait à être un paria depuis sa naissance qui a touché Caïus.

Léon est très secret, et depuis mon entrée à l’Invictus je le côtoie très peu puisque je fais tout pour être indépendante aux yeux de mon Sire.
Ce que je pourrai dire, c’est que lors de mes plus jeunes années nous avons eu une longue conversation sur l’art et tout particulièrement la peinture… Le mouvement Fauve semblait l’intéresser tout particulièrement.
Il parlait de tout cela comme si lui-même était peintre.
Cela ne m’étonnerait pas de lui…

Surtout, je comprendrai mieux pourquoi Caïus le chérit comme un bien précieux depuis tant de siècles."

Bio:

Né en 1648, à une époque d’une certaine évolution intellectuelle, mais qui touchait peu les moeurs de la société.
Les albinos étaient alors destinés à être parias, surtout si aucun cheveu ne poussait sur leur crâne pour espérer faire croire qu’ils sont simplement très blonds…

Sa mère, prostituée, fut bien entendu décédée durant son accouchement au fond d’un cul de sac. Il naquit dans la crasse, laidron entêté qui dès son premier souffle refusa sa condition, refusa de mourir. Dès qu’il atterrit parmi les déchets, il hurla avec une grande férocité toute sa volonté de vivre et d’accomplir quelque chose.
C’est ainsi qu’il vécut sa vie, dans un combat incessant contre la mort qui le guettait sous différentes formes: hypothermie, famine, choléra et fatigue chronique…

Un coup de chance? Un coup de la fatalité?
Un peintre célèbre, Johannes Vermeer, le trouva un matin alors qu’il était de voyage à Nantes, recroquevillé près de la place du marché à essayer de puiser un peu de chaleur des pavés baignés de soleil. Il lui offrit une tablette de chocolat et l’emmena dans sa petite chambre où il s’empressa d’enchaîner des croquis du jeune homme dans une frénésie endiablée.
C’était lui qu’il cherchait. Ce visage empli de questions, un regard où se lit l’injustice, ces lèvres entrouvertes qui n’ont rien de plaintif ni séducteur si ce n’est un arrêt dans le temps…
Oui. C’était lui qu’il cherchait…
Ou plutôt Elle.
A une époque où il était encore si mal vu pour une femme de poser pour une peinture, surtout si jeune et certainement pas mariée.

Il l’emmena avec lui.

A 14 ans, il devint un des visages les plus célèbres de la peinture jusqu’à aujourd’hui. La légende au turban…
La jeune fille à la Perle.

Perle

C’est ainsi qu’il découvrit la peinture.
Une fois son travail de modèle terminé il devint garçon de cuisine, espérant parfois être de corvée de rangement de l’atelier du peintre.
Ne pouvant pas se résoudre à voler celui qui l’avait sauvé du froid, qui avait consacré tant de temps à étudier son image, cet homme dont il s’était un peu entiché… Il peignait avec des aliments, se servant de leurs couleurs une fois broyés. Une piètre méthode pour étudier la couleur.
Il en vint presque à oublier son combat contre la mort depuis sa naissance.
Jusqu’au jour où il l’oublia.

Et la mort ne put s’empêcher de l’éveiller en pleine nuit pour lui offrir son sang.

Suite à venir.

Leon d'Ambert

Monde des Ténèbres : Paris CerberusXt Kirmaezys