Marion Rouault

Romancière des ombres

Description:

Mekhet Cercle

  • Age vampirique : 19 ans
  • Age réel : 50 ans
  • Age apparent : 25 ans
  • Etreinte : 14 février 1961
  • Poids : 69kg
  • Taille : 1m75
  • Apparence : Blonde aux yeux spahir (un regard très marqué)

Contacts :

Bio:

Petite fille d’une famille pas vraiment unie ni heureuse, mes parents n’ont jamais formé le couple parfait, je crois qu’ils n’ont même jamais essayé. Je suis venue au monde dans les cris, l’on dit qu’un enfant soude le couple… à croire que les fondations étaient trop bancales, ou que le ciment que j’étais était mauvais, car plutôt que le souder, leur union tomba en morceaux. Pas tout de suite non… comme un animal mourant, peut agoniser longtemps, leur couple perdura plusieurs années. Des années de douleur, de larmes, de disputes incessantes.

En plus, je leur faisais peur… pas la peur d’une personne imposante, telle qu’un adulte peut paraître à un enfant… Une peur plus profonde, qu’ils ne s’expliquaient pas, mes yeux semblaient sonder leur âme lorsqu’ils me parlaient et je voyais dans les leurs cette étincelle, cette angoisse qu’ils cachaient lorsqu’ils me parlaient. Aussi, ils me laissaient souvent seule, dans ma chambre noire.

Lorsque j’appris à lire, je m’en souviens encore, à l’école, je me montrais intéressée de tout et surtout des lettres, cette passion continua tout le temps de mes études. Je pouvais désormais me plonger dans les livres dès que j’étais seule et écrire, écrire toujours plus. Écrire tout ce qui se trouvait en moi et que je ne partageais avec personne.

C’est à 14 ans que le couple de mes parents vola enfin en éclat… comme une délivrance, la bête mourut. Je me retrouvais avec ma mère, que je ne connaissais pas vraiment. Mon père se trouva rapidement une compagne et je n’entendis plus parler de lui. Ma mère, par contre… cette femme froide ne m’inspirait rien, nous menions notre vie chacune à côté de l’autre, sans effusions d’aucune sorte.

A 16 ans, je me mis en couple moi-même. Il ne dura pas, les suivants non plus. L’amour était pour moi une notion abstraite, je n’en avais vu que dans les contes de fées et il ne faisait pas partie des choses qui me faisaient rêver. Et la proximité avec d’autres êtres humains ne me convenait pas vraiment.

Je suis partie m’installer seule dès mes 18 ans, continuant mes études de lettres en gagnant assez pour vivre de petits boulots.

Le premier livre que je fis publier à 27 ans, après maints essais et corrections était « contes et nouvelles de l’outre monde » . Son succès fut modéré mais il se vendit tout de même assez pour un autre livre, à 29 ans «  Sylphides et la Géhenne ». Des livres fantastiques et d’horreur.

Ils me rapportèrent tout deux assez pour tenir un niveau de vie raisonnable mais qui correspondait très bien à mes aspirations solitaires.

À l’age de 31 ans, je rencontrai un fan hors du commun… Il m’a tout de suite paru venir d’un autre monde, comme tout droit sorti d’un livre. Il connaissait tout ce que j’avais écrit, mes livres bien sûr, mais aussi le moindre gribouillis sur un bout de serviette. Au début, il m’inquiétait, mais la fascination qu’il m’inspirait ne me fit pas fuir, j’appris à le connaître au fil des nuits qu’il passait chez moi à parler des mes écrits, de textes anciens et de légendes. Il me parla des ressemblances étranges des créatures anciennes et de mes écrits, de monstres que je ne connaissais que dans mon imaginaire et qui n’ont pas été décrit autrement.
Au bout de plusieurs mois il m’apprit sa nature et les avantages qu’elle apportait à quelqu’un comme nous, la connaissance, la lecture, les secrets cachés du monde nocturne. Il m’avoua l’affection qu’il me portait et me proposa ce cadeau, que j’acceptai la nuit même… je ne voulais pas voir le dernier coucher de soleil, vivre une dernière journée de lumière, la lumière ne m’avait jamais vraiment importé. ( le 18/05/92)

La nuit… une autre nuit, tout me parut si différent cette nuit là, la nuit avait changé, à jamais. Tout paraissait plus beau dans les ténèbres. Mon père devint mon père, et bien plus que le mortel avait été, il fut mon mentor, mon prince, il n’y avait entre nous que l’amour d’un parent pour son infant.

Les nuits qui suivirent pendant 10 années, il m’apprit la chasse, les pouvoirs dont j’avais hérité, et tout ce qu’un jeune vampire du monde doit savoir, avec toute la patience et la douceur d’un mentor. Il m’apprit aussi le maniement des armes blanches, plus discrètes dans les ténèbres que les armes à feu.

Je fus présentée au prince et aux autres vampires au cours de ma onzième année, je fus aussi présentée par la suite et suivit le rituel du cercle de la sorcière, ligue dans laquelle mon père était.

Les années suivantes, je pris mon propre refuge, un appartement au centre ville non loin de mon mentor avec lequel je passais tout de même la grande partie de mes nuits, à étudier les anciens manuscrits, décoder les anciennes légendes et comploter dans l’ombre des puissants pour obtenir ce qui nous convenait.

A force de connaissances occultes et de pratique, j’acquis la connaissance des plantes et de leurs effets, somnifères, poisons,… Je me retrouvai aussi conseillère de puissants grâce à mes connaissances diverses et variées, ce qui m’apporta un certain confort de vie.

Tout bon chercheur, même de l’occulte a besoin d’un assistant, c’est un enseignement de mon mentor, et le Vinculum est très pratique dans ces cas là. C’est ce que j’ai pratiqué sur Gabriel, mon amoureux transi.. pauvre mortel.
Il m’a plu dès la première écoute, un chanteur, pour occuper mes nuits quoi de plus pratique. Le Vinculum consommé par trois fois, il me fut attaché et réalise le moindre de mes désirs, je n’en suis bien entendu pas tombée amoureuse, le seul amour que j’éprouve est pour mon mentor.

Questions

Quelle sorte de personne êtes-vous ?
Aimable mais distante et mystérieuse, ne se mêle pas volontiers aux autres sauf pour les affaires qui l’intéressent. Obsédée par la lecture, la connaissance et les anciennes légendes.

Quel est votre refuge ?
Les catacombes de l’hôpital St Anne, qui seront rapidement aménagées pour mon comfort.

Avez-vous conservé des liens avec votre existence mortelle ?
Le seul lien restant est mon nom d’auteur : Angéline Solice, dans l’espoir de republier un autre livre un jour. Je prétend toujours être vivante, il n’y avait personne avec qui je gardais un lien assez fort pour me donner la peine de me déclarer morte.

Comment vous nourrissez-vous ?
Mes proies me sont amenées par mon serviteur si je n’ai pas l’occasion d’aller chasser, sinon je chasse dans les bibliothèques, les cinéma ou dans la rue si je n’ai rien trouvé à mon goût. Je préférerai étreindre les artistes ou des passionnés de lectures, mais je peux me contenter de n’importe quelle proie, surtout si du travail m’attend ou si l’inspiration me vient. Je charme, j’intimide ou je surprends mes victimes dans l’ombre. Je ne les tue jamais.

Qu’est ce qui vous motive ?
La lecture, l’écriture, les légendes, les secrets. Je les classe, les étudie et tente de trouver le lien que j’ai avec certaines de ces légendes. Je ne regrette pas la lumière du jour. Je n’ai pas encore pensé étreindre un infant mais si je trouve une personne particulièrement douée dans ces domaines, il est fort probable que je veuille préserver ses connaissances éternellement. Les choses que je pourrais désirer le plus au monde sont des réponses à mes questions et des anciens manuscrits.

Marion Rouault

Monde des Ténèbres : Paris CerberusXt ADream