Thibaut Chevalier

Noble gentilhomme

Description:

Mekhet Cercle

  • Age vampirique : 185 ans
  • Age réel : 223 ans
  • Age apparent : 45 ans
  • Etreinte : 16 janvier 1826
  • Poids : 61kg
  • Taille : 1m69
  • Apparence : Brun aux yeux bruns

Contacts :

  • Sire : Florestan De Mantoue
  • Infant : Marion Rouault
  • Serviteurs : François Legrand, Gustave Faure, Colbert Morel.
Bio:

Thibaut chevalier vécut en Angleterre à partir de 1810. Français d’origine, il n’a pas supporté la mainmise de l’Empereur sur le territoire français. ( Ce petit corse exaspérant aurait dû rester sur son île perdue et si peu française ) Il avait alors 22 ans.

D’une famille aisée, il avait hérité à la mort de ses parents d’une belle petite fortune et s’en servait pour impressionner dans les cours anglaises, se faisant facilement des alliés, il se fit un nom, un nom français, mais un nom tout de même.

C’est là bas qu’il se passionna pour les lectures romanesques et les légendes. En effet, un de ses amis, Lord Peel, avait une collection gigantesque d’ouvrages en tout genre. Certains auraient fait frissonner même le chrétien le moins appliqué.

L’Empereur fut exilé et la pression retomba sur l’Angleterre… si l’on puis dire, les tensions ne faisaient qu’augmenter entre le peuple et la bourgeoisie. C’est à cette même époque qu’il tomba amoureux.

Cette femme, à qui il fit une cour appliquée, était connue comme froide, et par dessus tout, elle détestait les français, après tout, ce n’est pas à cause d’eux et de leur foutue guerre si le pays est en crise aujourd’hui ?

Au bout de pas moins de 5 ans d’une cour acharnée, heureusement, elle appréciait aussi la lecture, ce qui permit de trouver quelque point en commun. Il put enfin demander sa main. Malheureusement, elle mourut en couche un an plus tard. L’enfant mourut avec elle, c’était un garçon.

C’est le cœur brisé qu’il repartit pour la France, l’Angleterre lui était devenu trop insupportable. Il avait alors 33 ans, mais en paraissait 40.

France qui, d’ailleurs, avait de nouveau un roi, Louis 18. Thibaut était devenu, à cette époque, un vrai rat de bibliothèque. D’ailleurs, après toutes ces guerres, il était dommage de retrouver plusieurs ouvrages de valeur dispersés aux quatre vent. Mais, il était aussi plus facile, après s’être fait quelque contact, d’acheter pour peu cher des livres qui étaient considérés comme rares, voire très rares et consignés même uniquement pour l’église.

Avec une belle fortune, toujours intacte, il faisait partie des bons gentilshommes de Paris. Bien que son style vestimentaire était resté bien trop anglais.

C’est à 38 ans qu’il rencontra son sire, ou plutôt, que son sire se dévoila à lui. Il fut étreint par une nuit de décembre, alors que la neige tombait à gros flocons et scintillaient à la lueur des lampes des fenêtres.

Il passa sa non-vie comme sa vie. La lecture était devenue son passe-temps mais aussi la chose la plus importante de sa non-vie. L’amour, n’apportait que la détresse, mais les livres, eux, apportent tout leur savoir.

C’est son mentor qui le poussa plus loin dans les mythes, les préférant à la littérature habituelle, qui faisait trop « mortel ». Cette lecture le passionna et il collectionna de plus en plus de ce genre d’ouvrage. Imprimant jusqu’au fond de son âme damnée les moindres lettres, afin qu’elles y restent à jamais.

Il avait aussi gardé, de sa vie mortelle, son habituelle écoute, et la facilité à se créer des contacts. Son réseau de relation se développa donc, ainsi que quelques espions, auxquels il préférait tout de même ses goules, il en posséda, au fur et à mesure des années, 3, dont 2 restaient cachées en permanence.

Sa ligue, c’est lui qui l’a choisie, habitué de toute manière, à être un être à part, depuis son séjour en Angleterre, et arrivant tout de même à créer les contacts nécessaires, il n’écouta pas son mentor qui le voulait dans l’ordo dracul. Ressembler à un humain, quelle idée ! Mais… par contre, la connaissance, la connaissance si ancienne que même les mages, les éveillés, viennent y goûter, la connaissance elle seule vaut le coup. Et seul le cercle la partage si allègrement, la lancéa par contre, est intéressante, nous connaissons les secrets que cache l’église, même des damnés, mais elle est destinée à si peu d’initiés.

Bien entendu, il trouva les moyens de se montrer utile aux yeux du roi. Tant ses espions que ses connaissances étaient utiles. Mais aussi, il montrait, comme peu d’autres une grande allégeance à la royauté, qui subsistait heureusement encore chez les vampires.

Il a rencontré Marion aux abords d’un café. C’était une nuit d’été, chaude et agréable. Elle y buvait un thé, il pouvait en sentir la saveur de loin, un Darjeeling légèrement sucré.
Ce qui l’a intrigué en premier lieu chez cette femme au teint d’ivoire, ce sont ses yeux. Dans lesquels semblent se fondre les ténèbres. Des yeux de nuit, prédestinés à devenir une des leurs, des yeux se perdant dans le fond de son âme.
Mais ce qui le captiva, était un bout de serviette en papier, qu’elle laissa tomber en partant. Il décrivait une sorte de démon ou de bête, dont il se rappelait, vaguement, avoir lu dans un de ses livres anciens.
Il se renseignerait sur le sujet, mais pour le moment… il fallait suivre l’odeur de thé, d’encre et de rose qui s’éloignait, doucement dans la nuit.
Elle le conduisit à un petit appartement sans prétention. Sur l’ancienne porte était noté, entre autres, Marion Rouault.
Cette information mémorisée, il repartit chez lui. Avec le bout de papier, cherchant dans sa bibliothèque, où il a bien pu lire ceci.
Il mit aussi, pendant quelques temps, une de ses goules en quête d’information sur Marion Rouault. Avec ordre de se dissimuler, prendre note de tout ce qu’il pouvait trouver, ainsi que quelques recherches sur son passé.
Il mit donc la main sur les deux livres déjà publiés de Marion, ainsi que sur une quantité astronomique de petits bouts de notes.
La lecture était passionnante, pour un initié, elle parlait de contes, certains vampiriques même, mais des temps anciens, très anciens. D’autres choses aussi, de certaines magies, qu’il n’avait vu que dans les livres, de monstres, d’entités, connues ou inconnues. Mais dans tout les cas, de choses dont elle n’aurait pas dû être au courant.
Elle ne paraissait pourtant pas être liée à un quelconque monde caché. Ne révélait d’ailleurs pas grand chose de répréhensible dans ses livres, mais, tout de même, les descriptions, les impressions que donnaient les personnages étaient trop spéciales pour un simple humain.

Cette femme inquiétante, étrange, devait avoir de nombreux secrets. Aussi, ne pouvant s’en charger lui-même, sa goule ne la quitta plus d’une semelle, pendant 1 an.
La quantité de textes, ou plutôt de gribouillis était impressionnante. Ils furent tous lus et archivés. Après 1 an, Marion avait l’air tout à fait ordinaire. Entendons par là, qu’elle n’avait rien de surnaturel. Ses passions et sa solitude n’étaient pas vraiment communes.

Thibaut pensa donc que le moment était venu de se présenter. Après un an, il connaissait assez ses habitudes, et c’est au café qu’il l’attendit. Il avait emmené son dernier livre, et l’aborda ainsi.
Après quelques heures de discussion, au café, puis dans la rue, il demanda s’il pouvait la recontacter.
Faire la cour à une simple mortelle, lui semblait bizarre, mais pas avec elle, elle était comme un écrin contenant un trésor qu’il ne fallait surtout pas brusquer par crainte de le briser.
Elle accepta, et dès ce jour, fut sous sa protection.

Quelques mois passèrent, ils se virent souvent. Ne discutant jamais de tout et de rien, mais uniquement de ce qui les intéressait. Thibaut dans le but de comprendre, d’analyser, de percer ses secrets, et Marion avec une joie apparente. Son aura scintillait dès qu’il était rentré, installé, et qu’ils pouvaient se mettre à deviser.

Il lui apporta plusieurs livres de sa collection, dont elle prenait grand soin, pinçant légèrement le bord de chaque page et la tournant lentement, comme une plume tout en parlant.

Au bout de ce temps, après avoir obtenu l’accord du roi, il lui avoua ce qu’il ressentait pour elle, bien que ce ne soit pas de l’amour, l’attachement profond qu’il ressentait dépassait la passion de la lecture, et lui proposa son étreinte. Ce qu’elle accepta de suite.

Il l’invita chez lui, une grande demeure ressemblant plus à une bibliothèque qu’à un lieu de vie.

Elle y vécut pendant 11 ans, il lui apprit une bonne partie de ce qu’il savait, sur les vampires, les règles, les pouvoirs. Mais elle n’était jamais aussi captivée que lorsqu’ils se réunissaient pour parler occulte.

Après, se trouvant à l’étroit, ayant besoin de solitude pour créer, elle prit un appartement pour elle seule. Mais le lien qu’ils avaient créé étaient maintenant si fort qu’ils n’avaient plus besoin d’être sans cesse ensemble, ils se voyaient tout de même très souvent et partageaient leurs lectures communes et leurs interprétations.

  • Ce que Marion Rouault pense de lui :
    Mon Sire, mais avant tout mon père et ma seule famille, il est plus pour moi que ne l’ont jamais été mes parents mortels.
    Non seulement il partage avec moi la passion des livres, mais il a également toujours su se montrer bienveillant avec moi, d’un naturel très calme, je n’aurais pu rêver être étreinte par une meilleure personne.

Thibaut Chevalier

Monde des Ténèbres : Paris CerberusXt ADream