Titus Lucius Aquito

Patriarche de Guillaume de Larsemois et le plus ancien de la famille encore en vie

Description:

Invictus Ventrue

D’aspect très très jeune, le visage imberbe, le regard d’un jeune adolescent, Lucius pourrait passer pour un jeune garçon à peine sorti de sa puberté… c’est en croisant son expression énigmatique et ses yeux d’un bleu glacé que l’on comprend qu’il a bien plus vécu que n’importe qui. Son sourire fait fondre les barrières les plus froides, sa douceur apparente lui donne un air angélique… on lui donnerait le bon dieu sans confession sans comprendre qu’il l’a peut-être un jour déjà dévoré!

Bio:
  • Ere de Naissance (+/- 3ème ACN à 1er ACN)

On sait peut de la naissance et des premières années de Titus, son histoire a depuis longtemps sombré dans l’oubli et on ne retrouve que quelques rares brides d’informations. On connait juste le nom de son Sir et de leur goût prononcé pour la guerre. Deux siècles surtout qu’il existe presque plus aucun vampire capable de témoigner.

  • Ere de Philosophie (1er ACN à 473)

Le premier document officiel co-signé par Titus Lucius Aquito est, dit-on, une tablette de marbre où sont aposés les premières brides de la Camarilla. Si on en croit les historiens qui étudient cette période, Titus aurait été l’un des quelques a avoir donné naissance au premier groupe vampirique de l’histoire de l’occident. Il est parfois annoté à côté de son nom des titres comme “Judicare” ou “Judex”, on possède même d’autres docupments où Caesar Julius
parle d’un Plebenium Dux Bellorum Titus Aquito qui passait ses journées à festoyer loin de ses hommes et exigeant des attaques essentiellement nocturnes:

“Les sénat, repaire d’aristocrates aux principes douteux, ne manque parfois pas d’humour et me met de temps en temps de jeune(adolescent?) Chef de guerre comme ce Titus Acquito (Chef?) de la XXVIIème qui aime tant festoyer le jour qu’on ne finit par ne le voir que la nuit. Rome n’a plus besoin d’ébonistes (vine fania litt: fainéant ivres) et ces piètres renforts du Sénat n’entachera pas la XIIIème qui continue sa route pour la Gaule, …”

Un autre document issue de la main de Julius Caesar mais pas repris dans ses récits et qui semblent directement adressés à Marc Antoine:

“Nouvelles de Germanies où j’ai envoyé la XVIIème, un carnage sans précédent avec la disparition de Titus! Les quelques survivants ont atteint mon camp au nord de Lugdunum alors que d’autres font route vers Rome. On y parle d’une attaque nocturne et d’esprits de la forêts. Quand je m’informe de la survie de leur Chef de guerre aucun ne semble se souvenir de quoique ce soit mais la nuit semble tous les mettre dans un état de terreur profond et seuls de nombreuses torches finissent par calmer leurs folies. Je veux que tu prennes une cavalerie légère et que tu fonces intercepter les survivants avant qu’ils ne franchissent le Rubicon. Je ne veux pas que Pompée en sache plus avant moi!”

Les témoignages de ce genre sont assez peu nombreux mais constituent au mieux la vie de Titus Lucius Acquito durant l’âge de la Camarilla. En revanche les annotations signées de sa main se font de plus en plus nombreuses jusqu’à la disparition du dernier empreur de Rome et la décision de Titus de se mettre en torpeur. Il est de notoriété qu’avant son déclin Titus fut l’un des fondateur de l’Invictus et l’un des pères de cette ligue. A sa disparition ses infants se firent une guerre terrible afin de récupérer son legat… cette dernière est décrite dans de nombreux ouvrages et constituent les fondements des lois vampiriques interdisant les carnages inutiles. Aucun de ses infants de l’époque ne survécurent à sa première torpeur.

Torpeur connue (473-932)

  • Ere de Conquêtes (936 à 1392)

“En l’an de grâce 965, moi, Didier de Vallon, chevalier de la couronne de Francie, fidèle chrétient, serviteur de dieu, père de famille et sain de corps comme de l’esprit, décide de coucher sur papier un trop lourd secret qui me hante depuis bientôt 30 ans. Alors que ma vie s’achève et que les dernière lueurs s’éteignent dans mon coeur, je veux me confier une dernière fois alors que ma peur de la mort s’est évaporée face à celle de l’immortalité. Sachez, vous qui lirez ces mots, que rien n’est inventé et que cette histoire est aussi vrai que Dieu existe et que le malin tisse ses fils dans les enfers.

Les évènements ont pris place ce 7 août 936 à Aix la Chapelle lors du sacre d’Otton 1er. La ville était alors en pleine ébulition, on y murmurait des rumeurs de révoltes alors que des partisants d’Henrie 1er de Bavière pénétraient la ville pour y allumer les braises de la fureur. C’était une année noir, la perte de notre souverain, Henrie l’Oiseleur, Duc de saxe et Seigneur de la Francie Occidentale, et la guerre fratricide qui s’annonçait nous avait obligé à moi et mes hommes de nous poster à Aix afin que nous nous occupions des gueux rebelles.
La demande avait été claire: Vider les détritus de la ville afin qu’elle soit à l’image du couronnement à venir. J’ai honte aujourd’hui de le dire mais nous avions fait un très bon travail… obligeant la plèbe à quitter les lieux publiques et ce au fil de nos épées rougies par le sang que trop versé. Que le seigneur me vienne en aide, je confesse que ma lame n’a pas uniquement mordu la chair des infidèles… quelques innocents y sont passé eux aussi. Depuis des décades j’essaie de faire amende honorable et j’espère que le Créateur aura la bonté de pardonner mes écarts.

je m’évade… pourtant ce que j’amprète à partager est bien plus ignoble, bien plus tortueux…

Lors de nos rapines sensées décourager la populace de gronder, nous avons pénétré une très ancienne bâtisse. Je me souviens avoir été stupéfait par le décorum qui s’était offert à nous… je dois confesser une forte pousser d’avidité et de soif de richesse qui a alors emporté l’esprit de ma personne mais aussi de geoffrey le hardi, Tristan le gros, Damien l’encume et frédérik le chaste. Je ne crois pas qu’aucun livre ne parle encore de leurs exploits ni qu’aucun homme encore en vie ne se souvienne de ces hommes… ils étaient mes compagnons d’arme, mes frères et je pleure encore la nuit en me souvenant de ce qu’ils vécurent alors.

Les lieux avaient semblé désert et très vite nous nous sommes empressés de réunir les richesses, joyaux, statues, oeuvres et autres magnificiences qui égaillaient notre vision. Le lieu n’était pourtant pas vide et un garçonnet apparu un moment à l’entrée portant sur lui quelques victuailles. Il semblait surpris mais surtout furieux. Tristan s’est approché de lui, brandissant sa lame, un rire gras dans la bouche. Il parlait de l’amusement qu’il aurait à la sodomie du garçonnet qui était, je l’admets, d’une beauté certaine.
Je n’ai pas pu être témoin de ce qui se passa alors… tristan me bloqua la vue mais je le vis s’arrêter et s’effondrer de toute sa masse. Je me souviens de cette sonorité ignoble, mélange d’os broyé et d’hurlement glutural étouffé… le gharçonnet était alors face à nous, la main pleine de sang et tenant dans sa poigne, que le seigneur me protège, une partie de la gorge de Tristan. S’en est suivi une bataille horrible où l’enfant se découvrit être un suppot du démon. Il hurlait, vociférait des insanités en vieux latin oublié… et fini par s’écrouler lorsque son torse se composait de nos trois épée ainsi que de ma hache et de nombreux poignards. Je vous jure pourtant qu’il vivait encore et cette vision aurait du nous faire fuir… et pourtant nous étions devenu incapable de bouger.

“le maître va corriger cette infamie… priez mortels car vous avez forcer l’éveil d’un dieu”

Impossible d’oublier ces mots, impossible de m’endormir sans sentir le souffle glacé de cet effroit! Le garçonnet a alors titubé, presque rampé, vers un pan du mur… il l’ouvrit après une manipulation spéciale et nous avons senti l’odeur de la mort et de l’éternité. Nous avons observé cet être qui versait de son sang dans une sorte de cercueil… je me souviens que je hurlais interieurment pour fuir mais que mes membres ne voulait plus m’obéir!

C’est alors que je le vis… d’une beauté qui aurait fait passer le garçonnet pour un immonde bossu. Il était là, nu devant nous, regardant la créature qui l’avait éveillé d’un regard triste. Il se tourna alors vers nous et nous parla alors sans ouvrir la bouche. Le message était clair… limpide… nous allions payer du sang pour le sang versé. Je ne sais pas ce qui s’est passé ni comment j’y sui arrivé mais d’un coup j’ai récupéré la mobilité de mon corps et sans attendre de voir ce “dieu” en action je pris mes jambes à mon coup.

Seigneur j’étais trop lâche pour rester, pour protéger mes compagnons que j’entendis après hurler et supplier… ces cris qui résonnaient encore dans mes oreilles par je ne sais quelle sorcellerie alors que j’étais loin du lieu maudit. Cette terreur qui suppliait de vivre… et ensuite, pire, qui suppliait de mourir. Trop lâche, souillant mes propres habits, me claquefeutrant dans mon domaine pour ne plus y bouger une semaine durant.

J’envoyai des hommes plus tard, des jours plus tards, menus de torches afin de purifier ce lieu maudit par les flammes. Nul n’évoqua de jeunes garçonnets sur place… mais parfois, certaines nuits, j’ai la sensation de le voir au pied de mon lit… il me murmure encore que mon sang sera sa vie et sera mon paiement… je le vois dans mes cauchemars, l’imaginant avaler ma vie dans ses magnifiques yeux immortels.

Seigneur je te rejoins bientôt… je t’en prie garde moi auprès de toi… j’ai entrevu l’enfer ce jour là et plus jamais je ne veux y faire face"

Torpeur connue (1392 à 1805)

  • Ere de Raison

Titus Lucius Aquito

Monde des Ténèbres : Paris CerberusXt Pantin